Le Blog d’Aziz Senni


Trois voeux : trois objectifs

Posté dans Coup de coeur par admin le 1 janvier 2010

En ce début d’année, c’est l’occasion pour chacune et chacun d’entre nous de formuler des voeux. Les miens seront au nombre de trois :

le premier vœux est pour nos banlieues :
Je souhaite que chaque habitant de banlieue, dans le respect de son identité, de son histoire, puisse aspirer à un emploi stable car le travail justement rémunéré est le socle de la stabilité d’une famille, l’espoir et l’espérance pour les plus jeunes qui peuvent se projeter dans l’avenir et définir leurs projets.
Je souhaite que nos banlieues rayonnent sur notre pays : qu’elles deviennent enfin un modèle et un exemple d’excellence éducative, de dynamisme économique respectant l’environnement et d’une solidarité active.

Mon deuxième voeux est pour mon pays :
Je souhaite une France apaisée, réconciliée avec elle-même. Que Marianne retrouve sa force et ses valeurs universelles : Fraternité et Humanisme.
Je souhaite une France qui n’ait plus peur : peur de son assiette, peur de la maladie, peur du chômage, peur de son prochain, peur de l’avenir, ect…
La peur sclérose et reste le socle du conservatisme qui nous conduit à regretter un passé idéalisé au lieu de prévoir et construire plus vite et plus fort notre avenir.
Je souhaite de tout cœur que demain redevienne une promesse de mieux et cesse d’être synonyme de menace

Mon dernier vœu est pour notre planète:
Je souhaite un monde de dialogue, de Fraternité et de paix. Un monde conscient qu’il n’est qu’un village.
Si la mondialisation est une chance, elle est aussi une responsabilité qui incombe au pays les plus développés afin d’agir, d’aider et de soutenir les pays plus faibles.
Il est impensable de croire qu’un monde où les plus riches s’enrichissent et où les plus pauvres s’appauvrissent toujours plus seraient un modèle pérenne à long terme.

Au delà d’une simple espérance, je fais de mes vÅ“ux des objectifs à atteindre par un travail sans relâche, pour moi, pour ma famille, pour mes amis, pour mes compatriotes et pour mes Frères Humains.

« La barre est haute » vous dites-vous ? « Il rêve » pensez-vous …

Pour ma part ma réponse est simple : il n’y a aucune limite que nous ne puissions nous fixer pourvu que nous acceptions de changer nous-même pour changer le Monde.

Bonne année à toutes et à tous !

“Yes we can” à Mantes la Jolie !

Posté dans Coup de coeur par admin le 15 décembre 2009

Pendant que la direction de la communication de la Mairie UMP de Mantes la Jolie essaye de me censurer (cf Le Parisien du 23/10 http://www.leparisien.fr/yvelines-78/stephane-bern-indesirable-a-mantes-23-11-2009-721180.php), un proche conseiller du Président Obama demandait à venir me rencontrer sur le terrain. Le 12 Décembre 2009, en compagnie de quelques jeunes entrepreneurs, je recevais donc Thione Niang, Président des jeunes démocrates américains. Au programme : visite de Mantes la Jolie et du Val Fourré, discussion sur la thématique de l’entreprenariat, engagement de part et d’autre à la mise en place d’un partenariat pour favoriser le développement économique des banlieues américaines et françaises. Ce partenariat se concrétisera sous un mois. Je vous informerai de son contenu précis.

La connerie n’a pas de couleur, la bêtise n’a pas de frontière !

Posté dans Coup de gueule par admin le 6 décembre 2009

“Les étrangers français volent le travail des genevois” (parti politique MCG). Après s’en être pris aux transfrontaliers suite à l’augmentation du taux de chômage due à la crise, le pays du bon chocolat et des comptes bancaires discrets brise sa neutralité et affirme: “Non aux minarets sur notre territoire!”. Réaction de la France: s’emparer du sujet et l’ajouter aux débats qui prolifèrent sur l’Identité Nationale.
Nouvelle dérive, à mon sens, inutile!

La construction ou non de minarets n’est en rien un problème culturelle ou religieux. Le seul souhait de la communauté musulmane est de prier en des lieux décents, de condamner des caves inhumaines et peu sures qui avaient créées dans la conscience collective toutes sortes de fantasmes.
Rappelons qu’il n’existe aucune obligation religieuse en matière d’architecture pour les mosquées. D’ailleurs, en voyageant au Maghreb, en Turquie ou en Malaisie, nous observons clairement des évolutions dans la conception des lieux de culte, les architectes jouant de leurs équerres et compas. Intéressons nous aux vrais problèmes de société que sont l’emploi, le logement, les transports, le pouvoir d’achat, etc, et arrêtons ce faux débat qui relève plus de l’urbanisme que du symbole.
D’ailleurs, ultime erreur dans le traitement de ce sujet importé des 26 cantons : Le Figaro titrait cette semaine: « 41% des Français contre la construction de mosquées » … Que faisons nous des 59% qui y sont favorables ou qui n’y voient pas d’objection? Pourquoi ne pas en parler, insister sur la majorité? Pourquoi continuer à faire passer “les gaulois pour des fachos” ?

Pourquoi chercher à nouveau à diviser le pays et apporter de l’eau au moulin de ceux qui rêvent d’un choc des civilisations sur notre territoire?
A l’heure où la République nous impose par le haut, le débat sur l’identité nationale que la majorité des Français n’a pas demandé, à l’heure où les préfets organisent à la va-vite des réunions où se multiplient les dérapages, voilà une nouvelle manière de stigmatiser une communauté qui souffre en silence…
N’est ce pas à cette même République d’insister plutôt sur ses concepts universelles: Liberté, Egalité, Fraternité…Laïcité.

Peut-on se mêler de ce qui nous regarde ?

Posté dans Coup de gueule par admin le 13 novembre 2009

Gaston Flosse, l’ami de notre ancien président incarcéré ; affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris pour Jacques Chirac, attitude de François Mitterrand pendant la guerre, affaire des diamants de Bokassa et des avions renifleurs pour Valérie Giscard d’Estaing et même jusqu’au scandale immobilier de la « garantie foncière » qu’a eu à affronter de Gaulle. Dans l’opinion publique, c’est la fonction même du politique qui est déconsidérée.

Et comment s’offusquer que les Français ne votent plus, que l’on assiste encore aujourd’hui, malgré le choc d’un Le Pen au deuxième tour en 2002 à la montée des extrêmes ? Voici la première faute des élus. Les entreprises, les collectivités territoriales et même l’Etat, doivent faire preuve d’une transparence sans faille dans chacune de leurs actions. Et enfin, et surtout, de cohérence entre les décisions prises et celles appliquées.

Car seule la transparence la plus absolue provoque la confiance. Le premier pas ne doit pas venir de ceux qui se rendent aux urnes, mais de ceux qui sollicitent de la part de leurs concitoyens que leur soit délégué le pouvoir de décider pour tous.

Le moindre manque à une telle ligne de conduite appelle irrémédiablement cette question qui sonne le glas de notre démocratie : « mais qu’ont-ils à cacher ? ». La pire situation à laquelle nous pourrions arriver serait un divorce total entre les citoyens et les institutions qu’elles soient publiques ou privées.
Le rêve de la cinquième république est l’ambition d’une société où l’égalité reposerait avant tout sur la certitude que ceux qui conduisent les politiques économiques, sociales, culturelles, le font dans l’unique but d’assurer le bien commun.

La solution ?

D’abord la pédagogie : expliquer les projets, les idées, les objectifs, les moyens que l’on se donne. Et expliquer, répéter, reformuler, encore et encore, inlassablement.

Expliquer aussi pourquoi on ne peut pas toujours tout révéler, pourquoi le secret-défense reste un pré requis à la sécurité de notre nation. Expliquer à quoi servent les impôts, postes par postes. Justifier le niveau de vie des élus (publication des revenus en début et fin de mandat comme pour le Président de la République). Instaurer l’obligation de transmettre aux électeurs d’une ville, d’une circonscription un tableau synthétique affichant les recettes et les dépenses de l’équipe municipale, du Député, du Président du Conseil Général, Régional et jusqu’à l’Elysée. Que les rapports déjà existants fassent l’objet d’une communication beaucoup plus large qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Refuser la transparence, c’est faire preuve de la plus cruelle des arrogances. Que les chefs refusent ce certes incommensurable travail de communication envers les Français, et ils avouent par là-même ne pas croire en la capacité de chacun à comprendre. Mais je crois, moi, que si quand une décision difficile et critiquée est prise et qu’il reste ne serait-ce qu’une seule personne pour ne pas comprendre, alors ce n’est pas la personne qui n’a pas saisi qui est en cause, mais la personne qui a expliqué qui a mal fait son travail.

Tâche ultime, la plus dure pour ceux à qui l’on confie un mandat : refuser la compromission. Aucun homme politique ne doit avoir l’occasion de réchapper des prétoires. Une décision de justice doit être un arrêt de mort politique sans appel. « Zéro tolérance ». Qu’on ne laisse plus un seul homme politique revenir réclamer l’adoubement de ceux qu’il a abusé, et par un jeu de rhétorique et d’alliance assumer un rôle qui ne devrait plus être le sien. Car la confiance perdue ne peut, quoiqu’il arrive, se cacher dans un isoloir.

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Posté dans Coup de gueule, Coup de coeur par admin le 11 novembre 2009

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